REER ou CELI : ces deux comptes d’épargne sont parmi les meilleurs outils financiers disponibles aux Canadiens. Mais lequel vous convient le mieux ? Voici tout ce que vous devez savoir sur le REER ou CELI, en clair, pour faire le bon choix.
Au-delà de ce seuil, le REER devient généralement plus avantageux. En dessous, le CELI l’emporte souvent. Ce n’est pas une règle absolue, mais un bon point de départ.
- Le REER réduit votre impôt aujourd’hui, vous payez à la retraite
- Le CELI ne donne pas de déduction, mais les gains ne sont jamais imposés
- Revenu élevé, 45 000 $ et plus, priorisez généralement le REER
- Revenu modeste ou projet à court terme, priorisez généralement le CELI
- Si possible, faire les deux reste souvent la stratégie la plus efficace
REER ou CELI : la différence fondamentale
Le REER, ou Régime enregistré d’épargne-retraite, réduit votre revenu imposable aujourd’hui. Vous payez moins d’impôts cette année, mais vous paierez des impôts quand vous retirerez l’argent à la retraite, idéalement quand vos revenus seront plus bas.
Le CELI, ou Compte d’épargne libre d’impôt, ne vous donne pas de déduction maintenant. Vous cotisez avec de l’argent déjà imposé, mais tous les gains, intérêts, dividendes et plus-values, ne seront jamais imposés, même au retrait.
REER vs CELI : comparaison côte à côte
| Critère | REER | CELI |
|---|---|---|
| Cotisation maximale (2026) | 18 % du revenu gagné, max 33 810 $ | 7 000 $ par année |
| Avantage fiscal | Déduction du revenu imposable | Croissance et retraits libres d’impôt |
| Imposition | Au moment du retrait | Jamais sur les gains |
| Âge limite | 71 ans, conversion obligatoire | Aucune limite d’âge |
| Droits inutilisés | Cumulables indéfiniment | Cumulables, récupérés après retrait |
| Impact sur les prestations | Retraits comptent comme revenu (PSV, SRG) | Aucun impact sur les prestations |
REER ou CELI : qui devrait choisir quoi ?
Pour aller plus loin
Dans quoi investir dans son REER ou CELI
Une fois votre compte ouvert, il faut choisir quoi y mettre. Pour la plupart des Québécois, les fonds négociés en bourse sont un choix courant, ils offrent une diversification maximale à très faibles frais. Des FNB comme XEQT (0,20 %) ou VGRO (0,24 %) permettent d’investir dans des milliers d’entreprises mondiales avec un seul placement.
Ce qu’il faut retenir
Il n’y a pas de mauvais choix entre REER et CELI, tout dépend de votre situation. Un revenu élevé oriente souvent vers le REER, un revenu plus modeste ou un profil plus jeune vers le CELI. Et si possible, faire les deux reste une stratégie solide. Le plus important reste de commencer à épargner dès aujourd’hui.
Questions fréquentes sur le REER et le CELI
Peut-on cotiser au REER et au CELI en même temps ?
Oui. Le REER et le CELI sont deux comptes indépendants avec des plafonds distincts. Vous pouvez maximiser les deux simultanément si votre situation financière le permet.
Que se passe-t-il si je dépasse ma limite de cotisation CELI ?
L’Agence du revenu du Canada impose une pénalité de 1 % par mois sur l’excédent. Il est recommandé de vérifier vos droits de cotisation disponibles avant de verser de l’argent dans votre CELI.
Puis-je retirer de l’argent de mon CELI n’importe quand ?
Oui. Vous pouvez retirer vos fonds en tout temps, sans pénalité fiscale. Les droits de cotisation correspondant aux sommes retirées sont récupérés le 1er janvier de l’année suivante.
Le REER peut-il être utilisé pour l’achat d’une première maison ?
Oui, via le Régime d’accession à la propriété, ou RAP. Vous pouvez retirer jusqu’à 60 000 $ de votre REER sans impôt pour l’achat d’une première propriété, à condition de rembourser ce montant sur 15 ans. Combiné au CELIAPP, vous pouvez accumuler jusqu’à 100 000 $ par personne libres d’impôt pour votre mise de fonds. Consultez notre guide complet sur le RAP pour tous les détails.